Pour afficher les disques durs, SSD et autre périphériques de stockage attachés au système, il existe différentes commandes (avec chacune leurs spécificités) :
fdisk -l
ou
lsblk
blkid permet d'afficher les systèmes de fichiers utilisés sur les partitions :
blkid
Pour obtenir des informations sur un périphérique en particulier, on utilisera plutôt la commande fdisk suivie du nom du matériel :
fdisk /dev/sdx
Pour voir l'utilisation des disques, la commande df est très pratique :
df -h
L'argument -h permet d'afficher les informations de façon plus lisibles.
Pour créer des volumes sur un disque, on utilise la commande fdisk en précisant le périphérique :
fdisk /dev/sdx
Les informations relatives au disque sélectionné vont alors s'afficher et un menu va s'ouvrir. Pour naviguer dans le menu fdisk, il faut entrer la touche correspondant à l'action souhaitée et valider par ENTREE.
| touche p | Montre les partitions existantes sur le disque |
| touche n | Permet de créer de nouvelles partitions |
| touche t | Permet de choisir le type de système de fichier qui sera utilisé sur une partition nouvellement créée |
| touche d | Permet de supprimer une partition du disque |
Pour formatter une partition, on se sert de la commande “mkfs” qui va permettre de choisir le système de fichiers à créer sur le disque. Par exemple :
| Commande | Système de fichiers installé |
|---|---|
| mkfs.ext4 | ext4 |
| mkfs.ext3 | ext3 |
| mkfs.ext2 | ext2 |
| mkfs.ntfs | NTFS |
| mkfs.fat | fat32 |
Exemple pour formatter une partition en ext4 :
mkfs.ext4 /dev/sdb1
Pour utiliser une partition comme espace de stockage, il faut la monter au niveau de l'arborescence Linux. Pour cela on va utiliser mount :
mount <partition> <point de montage>
A l'inverse pour démonter :
umount <partition>
Le montage d'une partition de cette façon n'est pas persistante.
Afin d'éviter d'avoir à remonter une partition à chaque redémarrage de la machine, on peut configurer le montage automatique d'une partition au démarrage. Pour cela, il faut ajouter une ligne pour chaque partition concernée dans le fichier /etc/fstab, de cette manière (avec des tabs entre les mots-clés) :
<partition> <point de montage> <type> <options> <dump> <pass>
Exemple pour monter la partition ayant l'UUID fd0587f2-d0d0-404c-b4c3-aa358b8dacd6 formattée en ext4 en tant que partition système :
UUID=fd0587f2-d0d0-404c-b4c3-aa358b8dacd6 / ext4 noatime 0 1
Explications :
dump pour activer ou non la sauvegarde de la partition. Généralement laissé à 0.1, faible : 2, désactiver le check : 0Une partition peut être désignée soit par son chemin absolu (type /dev/sdxX), soit par un identifiant (UUID ou PARTUUID). La seconde option est recommandée puisqu'elle permet d'identifier précisément un disque ou une partition, au contraire du chemin absolu qui peut changer après un redémarrage de la machine ou lors du débranchement du disque.
Liste des options que l'on peut utiliser :
fstab est un fichier sensible du système car la moindre erreur peut empêcher le système de démarrer !
Le site suivant permet de générer automatiquement la ligne fstab adéquate en fonction de la configuration que l'on souhaite faire : fstab generator.
L'ajout de l'option nofail est recommandée pour permettre au système de démarrer quand même en cas d'erreur ou s'il détecte un problème avec une partition non-système
Pour tester que le montage automatique des partitions est bien configuré, utiliser la commande suivante, qui va tenter de monter instantanément toutes les partitions indiquées dans /etc/fstab :
mount -a
Vérification du bon fonctionnement avec la commande df -h.
fsck (File System Check) permet de vérifier l'intégrité d'une partition et de réparer d'éventuelles erreurs.
Procédure à suivre :
lsblk -fe7 -o +size
Ici, on suppose que la partition est /dev/sdx1 :
umount /dev/sdx1
fsck /dev/sdx1